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Glossaire
Albumine :
L'albumine ou blanc d'œuf est utilisée par A. Niepce de St Victor comme liant pour maintenir les sels d'argent dans la fabrication des négatifs sur plaque de verre à partir de 1847. En 1850, Blaquart-Evrard l'utilise pour la fabrication du papier albuminé.

Papiers albuminés :
Il s'agit du procédé de tirage le plus courant au XIXème siècle. D'une technologie analogue à celle des papiers salés, ils s'en distinguent néanmoins par leur aspect bien particulier. L'albumine, utilisée comme liant des sels d'argent, procure à l'image une surface brillante et permet d'obtenir un meilleur contraste. Des épreuves moins brillantes ont été obtenues par dilution de l'albumine (papiers salés albuminés) ou par ajout d'amidon dans la couche sensible (tirages mats à l'albumine).  Les épreuves sont obtenues par noircissement direct, par contact avec le négatif.
 
Ambrotype :
Procédé photographique inventé par James Ambrose Cutting en 1854. Il s'agit d'un négatif sur plaque de verre au collodion humide dont l'image est blanchie par un traitement chimique. Lorsqu'on pose ce négatif sur un fond noir, l'image apparaît positive. L'ambrotype concurrence le daguerréotype, car il est rapide à obtenir et peu coûteux.
 
Aristotype (emulsions au gélatino-chlorure d'argent ou au collodio-chlorure d'argent) :
Ce sont les premières émulsions sur papier commercialisées à la fin du XIXème siècle et largement utilisées par les amateurs et les professionnels. Ces émulsions à noircissement direct sont soit à la gélatine soit au collodion. Elles sont peu sensibles, mais fournissent par contact avec le négatif des images d'une très grande finesse, de tonalité chaude, variant selon la nature du virage. Comme dans d'autres procédés à émulsion, la présence d'une couche intermédiaire de sulfate de baryum augmente la blancheur et la brillance des images. De nombreuses variantes donnant des images mates ont été proposées. Dans le cas des aristotypes mats, la couche intermédiaire de sulfate de baryum est plus fine ou parfois  inexistante. C'est notamment le cas des tirages au collodion mat, très populaire au début du siècle, qui ont une coloration noire neutre, due à l'application d'un virage à l'or et au platine.
Ces émulsions au chlorure d'argent ont été progressivement abandonnées à partir des années 20, en faveur des émulsions au bromure d'argent qui, plus sensibles, permettent le tirage par agrandissement à partir d'un négatif de petit format.
 
Cyanotype :
Découvert par Herschel, en 1842, le cyanotype est un procédé de tirage fondé sur la sensibilité à la lumière de certains complexes de fer qui se décomposent pour former du bleu de Prusse. Le tirage est obtenu en exposant à la lumière un papier imprégné de sels de fer et de ferricyanure de potassium. Les cyanotypes ont l'avantage de se conserver généralement bien.
 
Daguerréotype :
Premier procédé photographique divulgué. Acheté par la France à son inventeur Daguerre en 1839, il est en vogue entre 1839 et 1855, puis est peu à peu remplacé par les procédés négatifs - positifs.
Le daguerréotype (1839-1857), L'Ambrotype (1852-1863) ou le Ferrotype(1856-1938) sont des photographies enchâssées dans des écrins, parfois coloriées à la main. Le premier, sur plaque de cuivre argentée ressemble à un miroir, alors que le second est obtenu sur une plaque de verre au collodion. Le Ferrotype est une image sur plaque de tôle peinte en noir.
 
Ferrotype :
Introduit par Martin en 1853, ce procédé est dérivé de l'Ambrotype Une Image positive est obtenue en exposant dans une chambre noire une fine plaque de fer recouverte d'un vernis noir ou brun au collodion.
Le prix d'un ferrotype était très réduit et ce procédé à survécu avec des variantes pendant une partie du XXème siècle. Il fut beaucoup utilisé par les photographes forains.
 
Gélatino-bromure d'argent (épreuve au) :
A la suite des travaux publiés par Richard Leach Maddox en 1871, le gélatino-bromure d'argent remplace progressivement, à partir de 1880, la majorité des techniques antérieures, surtout dans un premier temps pour produire le négatif.
Les émulsions sont sensibilisées en usine et vendues prêtes à l'emploi. Trois types principaux de supports ont été employés :
- Les plaques de verres pour images négatives et positives ;
- Les supports souples pour négatifs (nitrate de cellulose, di- ou triacétate de cellulose, polyester à partir de 1960) ;
- Les papiers pour épreuves positives, dont la tonalité est noire neutre après développement de l'image latente, mais qui peut être modifiée à la suite d'un virage. La sensibilité du gélatino-bromure autorise les tirages par agrandissement.
Comme dans le cas des Arystotypes, la présence d'une couche intermédiaire de sulfate de baryum augmente la brillance et la blancheur de l'image. Les émulsions mates sont généralement obtenues par ajout d'amidon à la gélatine.
Ces émulsions à développement chimique possèdent un grain d'argent à structure filamentaire. Ce dernier est plus stable que celui des procédés à noircissement direct dont le grain d'argent, photolytique, est de très petite taille.
 
Héliogravure :
Reproduction photomécanique dérivant des méthodes de la gravure en creux, l'héliogravure a été mise au point à partir des travaux de Niepce, Talbot, Baldus puis Charles Nègre, avant que son application commerciale ne se développe grâce aux modifications apportées par Karel Klic en 1880. Selon la méthode de l'aquatinte, une plaque est grainée par une fine poudre de gélatine exposée à la lumière en contact avec l'image photographique à reproduire et plus ou moins durcie en fonction de l'insolation. Les grains de résine servent de réserve. Des morsures successives pénètrent la gélatine de façon sélective et procurent différentes profondeurs de creux sur la plaque. Les points de morsure les plus profonds, permettant un encrage épais, correspondront aux densités maximales de l'épreuve finale, alors que les points blancs de l'image correspondront à l'emplacement des grains de résine inattaqués par le mordant. Les héliogravures, qui possèdent une très bonne définition ont été très appréciées par les pictorialistes, tels Emerson, Coburn ou Stieglitz.
 
Platine :
Fondés sur la sensibilité à la lumière des sels de fer, les tirages au platine ( appelés "platinotypes" chez les Anglo-Saxons) ont été très appréciés pour leur qualité esthétique par les photographes professionnels au tournant du siècle. Le papier de tirage est sensibilisé par un mélange de sels ferriques et de chloroplatinate de potassium. L'image finale est formée de platine métallique finement divisé et possède donc d'excellentes qualités esthétiques et une très bonne stabilité chimique . Elle possède généralement une tonalité noire neutre, mais des tons chauds peuvent être obtenus par modification du développement.  Devenu trop cher, le platine est remplacé par le palladium au début du siècle et se raréfie après 1914.
 

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